La bonne huile 🛼
La bonne huile 🛼
Pour une prospection à la hauteur de ton engagement
-> Ta mission est claire.
-> Tes valeurs sont fortes.
Il ne te manque qu’un point d’entrée simple, sincère et fluide pour aller vers ta clientèle idéale.
Les 7 points de frottement qui sabotent ton message de prospection, et comment retrouver de la fluidité, du lien, et du plaisir à prendre contact.
1️⃣ Ton message est trop long
👁️🗨️ Le blocage
Tu veux bien faire.
Montrer que tu as compris les enjeux de la personne, que ton offre peut vraiment l’aider, que tu as de l’expérience, des résultats, des idées, etc.
Alors tu expliques.
Tu détailles.
Tu reformules.
Tu explores plusieurs cas de figure,
Tu anticipes les objections, tu ajoutes des nuances.
Et sans t’en rendre compte, ton message prend trop de longueur.
À la fin, tu y as mis du soin, du temps et pas mal d’énergie, alors quand aucune réponse ne revient c’est un peu décourageant.
🛼 La bonne huile
Un message de prospection n’a pas besoin de prouver ni de convaincre.
Ce n’est pas une page de vente, c’est une invitation.
Tu n’as pas à tout dire d’un coup, juste à ouvrir une porte.
Tu peux te demander, une fois ton message écrit :
“Qu’est-ce que je peux retirer pour que ça circule mieux ?"
Parfois, c’est l’espace entre les mots qui donne envie d’entrer.
2️⃣ Tu parles trop de toi
👁️🗨️ Le blocage
Quand on écrit un premier message, on a souvent envie de bien poser le cadre. Alors on commence par se présenter : ce qu’on fait aujourd’hui, parfois ce qu’on faisait avant, son parcours, ses expériences, les types de client·es avec qui on a travaillé, etc.
C’est une démarche logique car on cherche à être clair·e, crédible, rassurant·e, mais dans un premier message, cette accumulation d’informations rend la lecture plus dense que prévu.
La personne en face reçoit beaucoup d’éléments sans encore comprendre pourquoi tu t’adresses à elle en particulier.
Le lien a du mal à se créer, non pas parce que ce que tu dis n’est pas pertinent en soi, mais parce que l’attention se disperse avant même d’avoir compris l’intention du message.
🛼 La bonne huile
Un bon message commence par l’autre.
Un détail sur son activité, son contexte, son secteur, ou simplement ce qui t’a donné envie de lui écrire.
Pas besoin d’en faire trop, ni d’entrer dans une personnalisation à outrance. L’essentiel est que la personne sente que ce message lui est réellement adressé, et qu’il n’aurait pas pu être envoyé tel quel à quelqu’un d’autre.
Un bon repère à avoir en tête : 70 % du message tourné vers l’autre, et 30 % vers toi.
Et quand tu parles de toi, fais-le pour clarifier ton intention, pas pour dérouler ton parcours.
3️⃣ Tu cherches à convaincre
👁️🗨️ Le blocage
Tu veux que ton message soit percutant, professionnel, et qu’il donne envie d’en savoir plus.
Alors tu ajoutes des arguments
Le fonctionnement de ton offre,
Ses caractéristiques,
Des exemples,
Parfois un peu de jargon,
Des chiffres,
Des résultats,
Peut-être même un ou deux témoignages.
Tu termines avec une phrase du type
”Quand est-ce que vous seriez disponible pour échanger ?”
Et tu espères que ça va parler.
Sauf que malgré tous ces éléments, il ne se passe rien, simplement parce que tu es allé·e un peu vite.
Tu proposes déjà un rendez-vous, une solution, une action concrète… alors que la personne en face ne te connaît pas vraiment, ou très peu.
Et comme dans toute relation, quand ça va un peu trop vite, l’autre peut se refermer facilement parce qu’il·elle se sent brusqué·e.
C’est ça qui bloque ici → un décalage de rythme.
Tu parles déjà de ce que vous pourriez faire ensemble, alors que ce n’est pas encore le moment.
🛼 La bonne huile
Une relation démarre mieux quand tu n’essaies pas de convaincre d’entrée de jeu.
Ton rôle ici, ce n’est pas de vendre, ni de tout dire, c’est de donner envie de continuer la conversation, grâce à un message qui ouvre, pas qui impose.
Un message qui dit
“Je m’intéresse à toi”, pas “Je viens te proposer quelque chose.”
Et si tu remplaçais un argument par une question qui ouvre vers l’autre :
“Est-ce que vous aussi, vous observez ça dans votre secteur ?”
“J’ai vu que vous étiez au salon Y, comment ça s’est passé pour vous ?”
Ce n’est pas la force de ton message qui déclenche une réponse. C’est la justesse de ton attention, et la qualité du lien que tu proposes.
4️⃣ Ton message est trop générique
👁️🗨️ Le blocage
Tu as pris le temps de bien formuler ton message.
Il est poli, clair, professionnel, mais à la lecture il pourrait être adressé à n’importe qui.
Sauf que cette impression se sent tout de suite.
Surtout quand la personne en face est engagée, en plus d’être sollicitée et habituée à recevoir des messages sans relief.
Ce n’est pas que ton message est mal écrit.
C’est juste qu’il ne crée pas de lien. Il ne donne pas de raison de répondre à toi, plutôt qu’à un·e autre.
🛼 La bonne huile
Tu n’as pas besoin d’une personnalisation poussée, mais tu as besoin de montrer que ce message a été écrit pour cette personne-là précisement.
Quelques lignes suffisent.
Une référence à une actualité, un article, un post LinkedIn.
Une phrase qui montre que tu prends cette prise de contact au sérieux.
Ce n’est pas la personnalisation qui prend du temps. C’est l’absence de lien qui en fait perdre.
Astuce → avant d’envoyer ton message, pose-toi cette question
“Est-ce que je pourrais copier coller ce message et l’envoyer à quelqu’un d’autre ?”
Si la réponse est oui : remets l’autre au centre.
5️⃣ Tu es flou·e sur ce que tu proposes
👁️🗨️ Le blocage
Tu veux montrer que tu es à l’écoute, que tu peux t’adapter, que tu es flexible. Alors tu ajoutes des
“ça dépend de X”
“on peut voir ensemble”
“je m’ajuste selon vos besoins”
Alors ton message devient une sorte de menu sans prix ni description, où tu espères que la personne en face va te demander des précisions.
Sauf qu’elle ne sait pas quoi choisir, ni pourquoi te répondre parce qu’elle ne comprend pas clairement ce que tu peux lui apporter.
🛼 La bonne huile
Faire court, clair, direct… ce n’est pas être rigide.
C’est aider l’autre à se projeter facilement, sans effort. Tu n’as pas besoin d’expliquer tous les cas de figure, mais tu dois rendre évident ce que tu proposes, et surtout, pourquoi ça peut lui être utile.
Un message clair crée de la confiance.
Il montre que tu sais ce que tu fais et ce que tu peux offrir à l’autre.
Astuce → avant d’envoyer ton message, pose-toi deux questions
“Est-ce qu’on comprend, en quelques secondes, ce que je propose ?”
“Et surtout : pourquoi ça pourrait lui être utile, à elle, à lui ?”
6️⃣ Tu hésites à appuyer sur “envoyer”
👁️🗨️ Le blocage
Tu réécris, tu corriges, tu relis, tu doutes.
Tu te demandes si tu ne vas pas déranger, si c’est le bon moment, si tu ne fais pas “trop”.
Et à force d’attendre… tu n’écris plus.
Ou alors tu envoies, mais sans y croire.
🛼 La bonne huile
Ce n’est pas ton message qui est trop.
C’est souvent la pression que tu y mets, ou le regard que tu poses sur la prospection.
Tu n’es pas en train de forcer. Tu es en train de proposer un point de contact, sincère et respectueux. Tu offres une opportunité d’échange, pas une obligation de réponse.
Astuce → avant d’envoyer, demande-toi
“Si je recevais ce message, est-ce que je le lirais avec curiosité ou méfiance ? Est-ce qu’il ressemble aux messages que je déteste recevoir ?”
7️⃣ Tu envoies… et tu n’oses plus relancer
👁️🗨️ Le blocage
Tu n’as pas envie de forcer. Tu ne veux pas passer pour quelqu’un d’insistant, ni déranger.
Alors tu te dis que si la personne était intéressée, elle aurait répondu.
Et tu laisses le message en suspens.
Au fond, tu restes avec une question
“Et si c’était juste tombé au mauvais moment ?”
Parce que souvent ce n’est pas un manque d’intérêt, c’est un oubli, une période chargée, un message noyé parmi d’autres…
🛼 La bonne huile
Relancer, ce n’est pas insister. C’est redonner une chance à l’échange, avec délicatesse.
Tu ne reviens pas pour obtenir une réponse à tout prix. Tu reviens pour proposer à nouveau un lien, à un autre moment, peut-être avec un autre ton… et parfois même, à un autre endroit.
Relancer peut prendre plusieurs formes :
→ répondre à une publication,
→ laisser un commentaire,
→ envoyer un message sur un autre canal,
→ ou simplement réagir à un contenu qu’il ou elle partage.
Ce n’est pas toujours un
“Bonjour, avez-vous eu le temps de lire mon message ?”
Parfois, c’est juste une présence discrète, mais sincère qui maintient le lien vivant.
Encore quelques bonnes pratiques pour garder ta prospection fluide et alignée
🛼
Encore quelques bonnes pratiques pour garder ta prospection fluide et alignée 🛼
🛼 Travaille par petits segments
Parfois, ce qui freine une démarche de prospection, ce n’est pas ce qu’on écrit… mais à qui on essaie de parler. Quand tu as plusieurs types de client·es potentiels, tu peux vite te sentir dispersé·e, à devoir adapter ton message à chaque fois, changer de ton, reformuler ton approche.
Alors je t’invite à prendre un petit temps pour clarifier. Pour une fois, mets-les dans des cases 😉 pas pour les enfermer, mais pour t’aider à y voir plus clair.
Tu peux les regrouper selon leur taille, leur secteur, leur localisation ou leurs enjeux communs. L’idée, c’est de te créer des repères simples qui te permettent ensuite d’écrire plus facilement, plus rapidement, et avec plus de justesse.
Parce qu’un message pour une responsable RH dans une PME à Bordeaux ne sonnera pas pareil qu’un message pour une directrice d’association à Paris.
Et passer d’un type de cible à l’autre sans transition, ça demande à chaque fois un petit effort de recalibrage, un recentrage, une nouvelle énergie.
En segmentant tes types de client·es en amont, tu facilites ton propre travail.
Tu te mets dans une dynamique plus fluide, plus confortable, où ton message est pensé pour un profil précis. Tu gagnes du temps, tu te sens plus aligné·e… et forcément, tu donnes plus envie à la personne de te répondre.
🛼 Reste régulièr·e, même quand tout va bien
Quand tu es bien occupé·e, avec des projets qui roulent et des client·es satisfait·es, la prospection passe souvent au second plan. Et c’est bien normal. Mais ces périodes-là sont aussi les plus précieuses pour anticiper l’avenir.
Continuer à garder quelques contacts, même légers, même espacés, te permet de ne pas repartir de zéro si une période plus calme arrive. Parce que oui, il y a parfois des creux, des ralentissements, des cycles. Et parfois, ce sont des éléments extérieurs qui bousculent ton activité : un changement de contexte politique, économique, ou un marché qui se tend.
Si tu as déjà des conversations ouvertes, si tu as planté quelques graines ici et là, tu abordes ces creux avec plus de souplesse. Tu ne subis pas, tu rebondis plus facilement.
Alors pose-toi cette question simple : quel rythme de prospection te semble réaliste et soutenable aujourd’hui, dans ton quotidien ? Ce n’est pas forcément une cadence élevée. C’est un mouvement régulier, qui t’aide à entretenir ton réseau, à nourrir des liens, à faire avancer les choses doucement… mais sûrement.
Et au-delà des messages de prospection eux-mêmes : comment est-ce que tu gardes le lien avec les personnes qui t'intéressent ? Peut-être via une infolettre, quelques nouvelles échangées, une ressource envoyée de temps en temps… À toi de voir ce qui te ressemble. Ce qui t’aide à créer un écosystème autour de ton activité, qui ne vit pas dans l’urgence.