Je n’ai jamais vraiment quitté le terrain.
Et c’est probablement ce qui explique le mieux ma façon de travailler aujourd’hui.
Depuis le début de mes études en alternance en 2009, j’ai évolué dans des environnements très différents : centre d’appels, industrie, événementiel, milieu associatif au Québec, entrepreneuriat…
Sur le papier, mon parcours peut sembler assez éclectique, mais en réalité, il y a un fil rouge qui ne m’a jamais quittée : comprendre les personnes, leurs besoins et ce qui peut créer une vraie relation entre elles.
Tout a commencé par la prospection… au téléphone.
Pendant mes études, j’ai travaillé dans un centre d’appels.
Ma mission ? Prendre des rendez-vous auprès de particuliers et de professionnels. Puis on m’a confié la création de campagnes de prospection pour différents client·es. Il fallait rapidement comprendre leur contexte, leurs enjeux, leurs objectifs, leur cible. Puis traduire tout ça en une campagne et former nos équipes pour les déployer.
Au téléphone, tu n’as pas le visage de la personne en face de toi.
Tu n’as que sa voix, un silence, une hésitation, un changement d’énergie.
Cette expérience m’a appris quelque chose qui me sert encore aujourd’hui : une bonne prospection ne repose pas uniquement sur ce qu’on dit. Elle repose sur notre capacité à comprendre l’autre.
Après mes études
J’ai travaillé comme assistante chef de produit dans l’industrie, puis comme responsable marketing et communication dans l’événementiel. J’ai ensuite rejoint le milieu associatif au Québec en tant que chargée de projets.
On pourrait croire que je me suis alors éloignée du commercial, mais c’est tout l’inverse.
J’ai continué à travailler au contact des équipes commerciales, des client·es, des partenaires et du terrain, j’ai participé à des salons, j’ai toujours beaucoup échangé avec les client·es
J’ai vu des stratégies marketing être pensées au niveau de la direction… puis confrontées à la réalité de celles et ceux qui devaient les appliquer.
Et c’est là que j’ai compris quelque chose d’essentiel :
avant de construire une stratégie, il faut comprendre la réalité des personnes qui vont la faire vivre. Sinon, on peut avoir une stratégie parfaitement construite sur le papier et totalement inutilisable dans la vraie vie.
La prospection n’a pas une seule forme.
Mes expériences dans des secteurs très différents m’ont aussi appris qu’il n’existe pas une méthode universelle pour prospecter.
La bonne approche dépend de ton marché, de ton offre, de ton métier, de ta personnalité, et de tes objectifs.
Dans l’associatif, par exemple, on ne parlait pas forcément de « prospection », on parlait de partenariats, de financement, de mécénat.
Pourtant, le principe restait le même :
➜ identifier les bonnes organisations
➜ comprendre ce qu’elles avaient à gagner à travailler avec nous
➜ les approcher au bon moment
➜ créer une relation suffisamment solide pour qu’elle dure
J’ai aussi démarché des entreprises pour obtenir des produits et services qui pouvaient ensuite être revendus afin de financer l’organisation. Et cela m’a confortée dans une conviction :
la prospection n’est pas une technique de vente secrète. C’est une façon de créer des liens utiles. Elle prend simplement une couleur différente selon le contexte.
Même le projet de traverser le Canada en vélo tandem m’a ramenée à la prospection.
En 2022, j’ai quitté mon poste pour traverser le Canada en vélo tandem avec mon partenaire, dans le cadre d’un projet de sensibilisation à la pratique du vélo.
Pour faire vivre ce projet, il fallait trouver des associations partout dans le pays, et pour financer l’aventure, j’ai créé une campagne de sociofinancement.
Elle a atteint 129 % de son objectif.
Là encore, il fallait contacter les bonnes personnes, leur expliquer le projet, leur donner une bonne raison de participer et créer une relation.
C’est une autre forme de prospection, une autre cible, un autre contexte, mais toujours le même fond : comprendre ce qui compte pour l’autre et créer le bon lien au bon moment.
Aujourd’hui, je mets tout ça au service de celles et ceux qui veulent développer leur activité sans devenir quelqu’un d’autre pour y arriver.
En 2024, je me suis lancée à mon compte avec une idée très simple :
mettre mon expérience au service d’indépendant·es et de petites et moyennes structures, qui veulent développer leur activité engagée et contribuer à quelque chose de plus grand qu’eux.
Parce que je sais aussi qu’on ne part pas tous du même endroit.
Certain·es veulent apprendre à prospecter et garder complètement la main, d’autres savent ce qu’il faudrait faire, mais repoussent sans cesse la partie la plus pénible. Certain·es veulent toucher une nouvelle cible, certain·es ont besoin de travailler leur développement commercial tout en renforçant leur marketing.
Il n’y a donc pas une seule bonne façon de les accompagner.
C’est pour cela que j’ai construit plusieurs offres, pensées à partir des situations que je rencontre réellement sur le terrain.
En selle ➜ vérifier que tu vas dans la bonne direction.
Coup de pédale ➜ bien faire, avec mes messages écrits pour toi.
Sprint stratégique ➜ tout déléguer, de A à Z.
En tandem ➜ construire ton commercial et ton marketing dans la durée.
Il y a une autre chose que mon CV ne raconte pas.
Je suis douée pour entendre ce qui se dit entre les lignes. Pour comprendre le contexte de quelqu’un plus vite qu’il ne l’explique, pour repérer un lien entre deux personnes, deux besoins ou deux opportunités que personne n’avait encore fait.
Ces dernières années, j’ai aidé plus d’une dizaine de personnes de mon entourage à trouver leur prochain poste ! C’est exactement la même capacité que celle qu’on mobilise en prospection : savoir qui a besoin de quoi, comprendre pourquoi, et créer le lien au bon moment.
Et finalement, c’est peut-être ça, le vrai fil rouge de mon parcours.
Le marketing m’a appris à comprendre les marchés.
Le commercial m’a appris à comprendre les besoins.
Le terrain m’a appris à confronter les stratégies à la réalité.
L’entrepreneuriat m’a appris à composer avec les contraintes concrètes.
Et toutes ces expériences m’ont surtout appris à écouter les personnes.
Parce que derrière une cible, un prospect, un·e client·e ou un partenaire, il y a toujours quelqu’un.
Quelqu’un qui a ses priorités, ses contraintes, ses doutes, ses envies, et une manière bien à lui·elle de prendre une décision.
C’est cette personne-là qui m’intéresse.
Parce que je crois qu’un développement commercial efficace ne consiste pas à pousser plus fort, il consiste à mieux comprendre, à trouver les bonnes personnes, à leur parler de la bonne manière, et à construire des relations qui ont du sens pour tout le monde.
C’est exactement ce que j’ai envie de faire avec mes client·es aujourd’hui !